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 Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?

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MessageSujet: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Lun 6 Jan - 23:59

Comme j'en parlais tout à l'heure en guilde, j'ai comme projets de français la rédaction d'histoires.
Voici donc quelques-un que j'ai réalisé !
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MessageSujet: Re: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Mar 7 Jan - 0:04

Ce premier texte n'a pas de titre, pourquoi ? J'avais tout simplement oublié de lui en mettre un ! :3


« Veuillez attacher votre ceinture pendant le décollage. »
La voix de l'hôtesse me fit sortir de mon état de somnolence, je ne savais pas comment je m'étais retrouvé ici, dans cet avion mais j'y étais.
J'essayais de me souvenir vainement comment j'avais pu y atterrir (enfin atterrir n'était pas vraiment le mot puisque nous étions en train de décoller).
L'intérieur n'était pas très spacieux, on pouvait voir qu'il y avait 2 rangés de 4 sièges d'une personne.
Chose étrange, il y avait un chien, en tout cas je n'en avais jamais vu de cette race, il devait surement être croisé avec un yorksher et autre chose. Il était petit avec un poils noir et marron mais qui étaient extrêmement long, c'est a peine si on pouvait distinguer ses yeux et sa truffe. Il devait accompagner une des personnes de l'avion, mais je ne pouvais l'apercevoir car tout les sièges étaient dirigés dans un seul sens. J'observais par la fenêtre le décors, comme nous venions a peine de démarrer, nous étions sur la piste de décollage, on pouvait voir la tour de contrôle, et l'aéroport.
Regardant à mes pieds, je vis une sacoche en toile assez miteuse, je la ramassais dans l'espoir de peut être y trouver des informations.


Une carte d'identité au nom de Tom Cat, la photo était en noir et blanc, l'homme avait les cheveux qui tombaient sur les épaules, semblait avoir des yeux clair et une cicatrice sur l'arcade sourcilière. Je passais ma main sur mes sourcils et découvrit qu'effectivement, la cicatrice était bien là, donc j'étais bien cette personne. Continuant de fouiller, je trouvais un billet d'avion acheté à Sydney, en direction de Rio de Janeiro. Une boussole, une corde, une gourde remplie d'eau, des jumelles, un fouet et quelques babioles.
Je me passais en revue. Je portais des chaussures marron de marche, un pantalon beige, une chemise kaki et un chapeau usé de couleur brun.
J'en déduisais donc que je devais faire partie des personnes qui voyagent un peu partout autour du monde à la recherche de « secrets perdus ».
Tout en réfléchissant, je me passais machinalement la main sur le visage, devinant une barbe de quelques jours et un menton carré.
En fait, même en essayant je n'avais aucun souvenirs. Qu'avais je bien pu faire pour perdre la mémoire ? Bref, maintenant que j'étais là je devais m'occuper du moment présent, si ça se trouve peut être qu'un des passagers me connaissait. Je vis l'hôtesse se balader de siège en siège pour demander aux personnes, si ils avaient un quelconque besoin. Elle était grande et fine, comme toutes les hôtesses, des cheveux roux attachés en chignon, et portait l'uniforme de la compagnie aérienne. Arrivée à ma hauteur, je lui dis avant même qu'elle n'ai pu me demander quoi que ce soit :
« Excusez moi m'avez vous vu monter dans l'avion en compagnie d'un des passagers ? »
Elle fit mine de réfléchir, puis finalement me dit que non.
« Vous ne pouvez donc pas faire attention ? Moi Margarette Mac Chicken, de toute ma vie je n'ai jamais subit un affront pareil ! Les gens n'ont aucun respect de nos jours, espèce de pochtron, sac a vin, vous allez me payer mes frais d'hôpital ! Et encore soyez heureux que je ne vous traine pas en justice !» C'était la voix d'une personne âgée, l'hôtesse fit demi tour pour relever et calmer Margarette qui était au sol. Elle semblait assez fortunée, malgré les nombreux poils sur ses vêtements et une odeur d'animaux qui l'accompagnait, elle ne semblait pas avoir toute sa tête.
L'homme qui l'avait bousculé avait un dégaine bizarre, il semblait avoir du mal a se tenir droit et avait des propos totalement saugrenu. Il essaya de lui faire comprendre qu'il était médecin et entre deux rôts, dit qu'il s'appelait le Docteur Garry Bacon, tout en titubant il lui proposait de l'ausculter mais celle ci refusa catégoriquement en précisant qu'elle ne voulait pas qu'un ivrogne la touche. Pour ne rien arranger, le chien qui était à bord devait être celui du Docteur en question car au moment même ou la vieille femme commençait à insulter celui ci, le chien se mit à grogner, Garry tentait vainement de calmer « steack » (drôle de nom pour un chien non ? Au moins on sait comment il finira ses jours). Tout cela eu pour but d'énerver encore plus Margarette qui disait tout un tas de propos sans queue ni tête, tout ça pour dire que c'était un joyeux bordel.
L'hôtesse essayait vainement de les calmer, mais c'est à peine si on entendait sa voix par dessus ce brouhaha. Soudain un homme se leva d'un seul coup, sa carrure était impressionnante et imposante. On devinait sous son uniforme de militaire la forme ses muscles. Il hurla « Colonel Jack Marble au rapport » et plaqua le docteur au sol, ce qui fit sursauter les passagers avec l'hôtesse et eu pour effet de faire taire tout le monde.
« Veuillez regagner vos place s'il vous plait... » la voix de l'hôtesse semblait trembloter (peut être était ce du à la présence imposante du Colonel qui semblait s'être répandu dans tout l'avion).
D'ailleurs celui ci semblait piqué au vif et répondit du tac au tac a l'hôtesse : « Vous pourriez au moins dire merci d'avoir calmer ces fous furieux, et pourquoi me regardez vous comme ça ? Il y a un problème ? »
L'hôtesse qui de base avait une voix mal assurée, eu pour effet de la rendre muette.
Il fallait dire que la scène était assez comique (enfin tout dépendait du point de vue bien sur).
Chacun regagna finalement sa place, Garry, lui, mit son chien dans une cage, pour qu'il reste tranquille pendant le reste du vol, et lui donna ce qui semblait être un médicament.


Cela devait bien faire une heure que le calme était revenu dans l'avion depuis l'incident.
Toujours concentré dans mes réflexions, je ne me rendis pas compte de la présence de la personne debout à côté de mon siège. C'était une femme, sa chevelure blonde tombait en une cascade de boucles sur ses épaules. Elle était ronde et portait des lunettes carrés noire aux contour épais.
La femme en question semblait gênée, elle se tordait les doigts et se dandinait sur place. Elle semblait vouloir dire quelque chose, mais parlait tellement doucement qu'on entendait à peine le son sortir de sa bouche. Voyant que je ne réagissais pas elle me montra du doigt mes pieds, je regarda vers ceux ci et vis un stylo par terre. C'est surement ce qu'elle voulait récupérer, je le ramassait et vis dessus le nom de Cathy Bread . Ce nom me semblait familier... Tout en lui tendant son stylo je lui demandait si nous ne nous étions pas déjà rencontré. Elle se mit à fouiller dans sa poche et en sortie une petite carte ou on pouvais y lire « Cathy Bread , Romancière » ainsi qu'une adresse qui devait être celle de son éditeur. Elle me remercia de la tête et regagna aussitôt son siège. L'homme qui était assis à côté soupira et commença à la réprimander d'une voix lasse, il semblait être déprimé, se tournant vers moi il remercia de ma gentillesse envers sa femme et me dit qu'il s'appelait Bill. Comme sa Cathy, il était bien en chair, les boutons de sa chemise un peu trop serrée pour lui semblait menacer de lâcher. On pouvait également voir un début de calvitie. Il me raconta que sa femme était une romancière reconnue, mais qui était toujours très effacée en présence de personne. Il commençait à débattre de tout un tas de choses sans importance, entre autre qu'il était un ancien révolutionnaire, et qu'aujourd'hui c'était un vendeur de voiture, d'ailleurs il me dit que si je cherchais un véhicule, je pouvais venir dans son magasin il me ferait un prix (drôle de couple en tout cas).


Comme il parlait trop je prétextais une envie pressante, pour pouvoir m'esquiver. Me dirigeant vers les toilettes, j'entendis deux voix venant de celles ci. Qui cela pouvait bien être ? Je penchais ma tête pour pouvoir regarder qui il y avait dans la salle. Je vis qu'il manquait Margarette, et le Colonel. Cette histoire semblait bien louche, ou alors Margarette était elle une femme couguar ? J'eus un frisson de dégout rien que d'imaginer la scène, mais la curiosité étant plus forte que tout je tendis l'oreille pour écouter ce qui s'y passait. Je ne réussi qu'a entendre quelques mots, tels que : « Chat, pouvoir et politique ». Je ne sais pas de quoi ils pouvaient bien parler là dedans mais ça semblait louche, à part les chats je ne voyais pas ce que les autres mots pouvaient bien venir faire dans la conversation, j'essayais de coller un peu plus mon oreille contre la porte pour en entendre plus, mais la porte fit un « clac » sonore, car elle n'était pas totalement fermée. On entendait plus rien à l'intérieur. De peur de me faire prendre je me dépêchais de repartir a pas de loups en direction de mon siège, mais le Docteur Garry m'interpella :
- « Hey Indiana Jones ! Tu veux faire une partie de rekop avec moi ? 
- Désolé mais mon nom n'est pas Indiana Jones, et puis Rekop qu'est ce que c'est ? C'est bien la première fois que j'entends ce mot. » En tout cas il semblait avoir un peu décuvé depuis l'altercation de tout à l'heure.
- « En réalité c'est du poker, sauf que ça se joue uniquement à deux et comme (il se mis soudain a parler dans sa barbe) t'as l'air d'être un bon perdant et comme je suis a cours d'argent... (il toussa et poursuivit) enfin t'as l'air d'être le seul qui pourrait faire une partie avec moi ! »
Il ne m'inspirait pas confiance, je préférais décliner son offre et regagner ma place, (au moins une chose était sûre, les passagers étaient tous aussi bizarres les uns que les autres) je m'apprêtais a tourner les talons quand un homme, journal en main, frappa avec sur la tête du Docteur. La scène était ridicule, l'homme était tout petit à côté de Garry et pourtant celui ci était aussi imposant par son aura que le colonel. Il devait faire dans les 1m50, d'origine asiatique, il portait une veste d'une marque de luxe, un pantalon à pince et des bagues a tout ses doigts. Comme il semblait énervé, je préférais repartir en direction de mon siège, préférant ne pas me mêler de la conversation si jamais la situation venait a dégénérer. Cependant une dispute explosa entre eux. Une clef semblait avoir disparue et vue la tournure que ça prenait, elle devait être assez importante.

L'hôtesse s'approcha et dit a l'homme « Voyons Monsieur Herman , veuillez vous calmez, ce n'est pas en vous énervant ainsi que... » elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'il la saisie par le col, et lui hurla dessus en disant que le monde courait tout droit à sa perte si on ne retrouvait pas sa clef USB. La pauvre finit par se dégager de son étreinte, Garry essayait de calmer Gerald, ce qui eu pour effet de le faire sortir de ses gongs. Tout ce tapage fit sortir Margarette et le Colonel des toilettes.
Gerald se retourna contre eux, mais avant qu'il n'ai pu faire quoi que ce soit, Jack Marble claqua des talons et assena un grand coup sur la tête de Garry qui s'effondra sur le sol évanoui, tandis que Margarette pointait une arme de petit calibre vers Gerald. Je ne compris pas comment nous nous étions retrouver dans cette situation, mais en tout cas nous étions dans de beaux draps.
Le Colonel nous intima de ne pas bouger si nous ne voulions pas avoir d'ennuis.
Gerald lui demanda des explications, il voulait savoir pourquoi ils lui avaient dérobé sa clefs USB et dans quels intérêts ils comptaient s'en servir, surtout qu'ils ne savaient pas ce qu'elle contenait.
Ce fit rire les deux compères, et ce fut Margarette qui lui répondit :
- « Hélas pour toi, nous savions déjà depuis bien longtemps ce que contenait cette clefs, et malheureusement pour toi, nous sommes de l'organisation de la Team Spy. Enfin nous étions, ou plutôt j'étais car ils ont eu le culot de me mettre a la retraite, alors que j'ai encore toute ma vigueur ! »
Elle n'eut pas le temps de continuer que Jack lui coupa la parole.
- « Il suffit Margarette, vous vous égarez ! Nous savons très bien que cette clefs USB contient une formule qui était censé donner la parole au animaux. Mais qui en réalité rend les chats intelligents ce qui leur donne le meilleur moyen de dominer le monde.
C'est que ceci m'intéresse beaucoup, car j'en ai marre de devoir servir la chiffe mole qui nous sert de patron dans l'organisation, moi je vais enfin pouvoir prendre la tête du gouvernement et diriger a ma façon, sans personne au dessus de moi et ceci grâce aux chats que Margarette a élevé. D'ailleurs nous savons très bien que le fait que tu sois patron d'une usine de lavabo n'est qu'une couverture, car on m'avait justement envoyé t'espionner, malheureusement pour toi, tu n'as pas choisi le bon associé, et comme il a la descente facile, il ne m'a pas fallut grand chose pour réussir a le faire avouer tout ce que vous faisiez. »
Il fit un signe de tête a Margarette, et celle ci interpella l'hôtesse :
« Vous là bas au lieu de vous cacher, apportez nous deux parachutes, nous allons vous quitter en vol. »
L'hôtesse très courageuse, tremblait de la tête au pieds, elle se dirigea vers un placard au fond de la salle, et tentait vainement d'attraper les parachutes qui étaient en haut de celui ci.
Agacée, Margarette regardait les passagers et c'est sur moi que son regard s'arrêta, elle me dit d'aller aider la « bonne à rien d'hôtesse », en même temps c'est vrai qu'elle n'avait pas totalement tort, pour une hôtesse, elle n'était pas très qualifiée.
Je me levais et pris sa direction, il fallait trouver un moyen de les arrêter sans éveiller le moindre soupçon et sans qu'il n'y ai de blessés. Trafiquer les parachutes ? Non ils pourraient s'en rendre compte, et de toute façon ils sauteraient avec la clef. Je ne pouvais pas non plus compter sur l'hôtesse, vu tous les actes de bravoures qu'elle avait accompli jusqu'à maintenant...
Une fois devant le placard, je vis un objet sur le sol, je me penchais en avant pour le ramasser quand je fis tomber mon chapeau par terre. Mais oui ! J'étais un explorateur, j'avais donc déjà du affronter bon nombres de danger par le passé. Il suffisait juste de mettre mes talents en pratique, mais est ce que j'allais savoir le faire ? Donnant un bref coup d'œil dans la salle, je vis que l'espace était assez restreint, du coup ça ne faciliterait pas la tâche...
Je me souvenais que ma sacoche contenait un fouet. Si j'étais assez adroit je pouvais essayer de désarmer Margarette avec, mais après le soucis reste le Colonel et sa carrure imposante. Mais si j'arrivais à attraper l'arme et la ramener vers moi je pourrais les tenir au calme, et régler toute cette situation. On les attacheraient, et tout ceci se règlerait une fois arrivé a terre. Mais n'empêche je me demandais si j'étais dans cet avion par coïncidence, ou si j'avais prévu tout ceci a l'avance ?
Peut être qu'on m'avait drogué, enfin, ce n'était pas le moment de penser a ça, il fallait vite faire quelque chose avant que ça ne tourne mal. Tout en continuant de réfléchir le plus vite possible, un grognement se fit entendre, c'était le chien du docteur. Margarette commençait a râler, et dit a Garry de faire taire son chien, sinon elle s'en chargeait et ce serait définitif. Celui ci retourna auprès de son chien. C'était le moment, pendant qu'ils étaient distrait il fallait passer a l'action. Je me précipita vers mon siège, attrapa ma sacoche pu en sortir mon fouet, mais au moment ou je relevais la tête, j'entendis des cris venant de l'hôtesse et je vis Jack face a moi le poing levé puis ce fut le noir complet.


Je commençais a reprendre conscience, j'entendais les voix de Gerald et de Garry vociférer tout un tas d'insultes l'égard des deux complices du larcin. Me relevant avec difficulté, j'eus un énorme mal de crâne, surement du au choc que m'avait donné Jack. Passant la main derrière ma tête je sentais un liquide poisseux sous mes doigts, il n'avait pas fait semblant de me frapper. Ramassant mon fouet, je regardais autour de moi et vis Margarette en compagnie du Colonel Jack, parachute sur le dos qui s'apprêtaient à sauter de l'avion avec la clef USB qu'ils avaient réussi a dérober, si ils arrivaient a s'échapper... non, impossible.
Au moment critique de cette situation, je m'apprêtais à intervenir, mais il se passa une chose étrange. Tout semblait disparaitre dans un brouillard épais, j'essayais d'appeler l'hôtesse pour savoir ce qu'il se passait mais en vain, je n'entendais même pas ma propre voix. Pourtant si je tendais l'oreille je pouvais entendre de celle du Colonel en train de rire, était ce un gaz hilarant ? Non impossible sinon ce serait le cas pour tous. Avaient ils réussi à ouvrir la porte ? Impossible avec la pression. Puis j'entendis de plus en plus la voix du Docteur Garry qui m'appelait : « Tom, Tom ! Vous m'entendez ? Réveillez vous enfin, il est l'heure ! »
L'heure ? Mais l'heure de quoi ? Que pouvait il donc raconter, avait il perdu la tête ?
Soudain, une vive lumière blanche me fit mal aux yeux. Frottant ceux ci, et regardant autour de moi je me rendis compte que j'étais assis dans un coin d'une cellule capitonnée, le docteur debout devant moi un gobelet dans une main et des pilules dans l'autre, me fixait. Il me dit de nouveaux « C'est l'heure de vos médicaments Tom. »
Ne comprenant pas ce qu'il se passait je lui dis précipitamment « Ou suis je ? Ou sont passé les personnes qui étaient dans l'avion ? on n'a pas arrêter le colonel et Margaret, ils veulent dominer le monde à l'aide du secret contenu sur la clef ! On doit vite faire quelque chose pour les arrêter ! »
Je voulu me lever, mais je ne réussi qu'à m'affaler sur le sol, les bras attachés autour de la taille.
Garry me dit : « Allons Tom, pourquoi vous vous faites du mal comme ça ? Vous savez bien que vous êtes à l'hôpital pour vous faire soigner, ces gens n'existe pas, enfin... il y a bien celui qui se prend pour un colonel dans la cellule en face de la votre, mais essayer de ne pas vous laissez influencer. Aller prenez vos médicaments, ça ira mieux après ».
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MessageSujet: Re: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Mar 7 Jan - 0:56

De l'eau dans mon bocal

Je m’éveille, allongé sur un lit, un étrange miroir qui semble s’étendre sur tout le plafond, me fait face. J’y vois mon visage. Un visage triste et fatigué. Un mouchoir imprégné d’un sombre et épais liquide enveloppe ma main gauche. Les habits que je porte paraissent tomber en lambeaux. La pièce qui est reflétée est d’une inquiétante obscurité. De sombres créatures s’y déplacent furtivement, presque invisibles. La pluie et l’orage semblent régner à l'extérieur. Je quitte le plafond des yeux et sors du lit pour observer ce qui m’entoure. La chambre ne correspond pas à son reflet, une douce chaleur y règne alimentée par une torche accrochée au mur dont le reflet émet une étrange lumière, aussi noire que glaciale. Plus inquiétant encore, ni la sombre image au plafond, ni cette lugubre pièce ne possède pas la moindre couleur, tout n’est que déprimante nuance de gris. Je suis rassuré de constater que ma main est en meilleur état que sa sanguinolente réflexion. Le miroir semble se rapprocher de moi. J’en approche une main mal assurée, la main ensanglantée fait de même de l’autre côté. Mes doigts traversent l’étendue. C’est de l’eau, le plafond s’en remplit, probablement à cause de la mauvaise étanchéité du toit. J’aperçois ma main s'assombrir à travers le liquide qui devient rapidement trop froid pour être supportable. Après l’avoir sortie de l’eau, je passe quelques secondes à la masser sans réussir à faire passer cette couleur charbon. Ma main est si froide ! Vais-je la perdre ? Je lève la tête et remarque que cette curieuse eau s’approche dangereusement de ma tête. Une main de sacrifiée me suffisant, je décide de sortir de la pièce. Les fenêtres sont barricadées par des planches en bois, seule une porte me fait office de sortie.

De l'autre côté de la porte, j’arrive dans un couloir. Sur la gauche, l’obscurité n’est pas naturelle. Je la fixe, comme hypnotisé. Un froid immense m’envahit, toutes pensées positives me quittent, je suis touché d’une mélancolie comme si plus jamais je ne serais heureux. De profondes peurs se réveillent en moi et me submergent. De la buée sort de ma bouche lorsque. Une main glaciale m'attrape le pied, je baisse les yeux et aperçois de la glace grise envahir le couloir et recouvrir ma chaussure. Absent de toutes réflexions, je décolle le pied du sol et prends la direction opposée du couloir. Le feu d'une torche un peu plus loin éclaire un escalier qui mène à l'étage inférieur. Je prends l’escalier. En bas, l’absence de couleurs ne faiblit pas.
Malgré quelques pas à essayer de m’habituer à l’obscurité, cette noirceur ne cesse de devenir plus intense. Je peux sentir mon coeur battre dans ma poitrine et mes mains trembler. J’avance, la main contre le mur. Réalisant que je ne peux pas me déplacer dans une telle obscurité, je reviens sur mes pas afin de récupérer la torche. Arrivé à mi-hauteur des escaliers, j’aperçois un étrange scintillement. J’approche la torche méfiant et distingue alors une main blessée avec une torche se refléter. Je m’arrête dans mon geste. Qu’est-ce que cela signifie ? Regardant plus attentivement je remarque le reflet s’approche lentement.

Pris de panique je prends le chemin inverse. Cette fois-ci, noir ou pas, il faut que j’avance, que je reste loin cette eau. Courant un peu au hasard je percute je finis par atteindre une porte, que j’ouvre à l’aveugle. J’entendais un bruit de goutte d’eau derrière moi. J’entre sans me poser de questions. Le sol est caillouteux et mes pas résonnent, je ralentis le rythme, mais les bruits de pas gardent la même allure. Il y a quelqu’un d’autre ? Peut-être est-il perdu et apeuré ? Je tente un : “y’a quelqu’un ?”. Une voix faible, presque inaudible me répond dans un souffle : “Tu connais déjà la réponse à cette question, ce n’est pas pour ça que tu es venu et tu le sais”. Puis la voix s’éteint.J’ai le sang glacé. Qu’avait-elle voulu dire ? Au dessus de ma tête le liquide m’a rattrapé.

Le niveau de l’eau continue d’augmenter et les créatures à l'intérieur ont l’air de plus en plus vivace et semblent essayer de sortir de l’eau, elles font des bonds tels des poissons sautant hors du lac et y retombant inexorablement. J’ai l’impression que c’est moi qu’elles veulent, je les attire. Je ne sais pas où je suis, mais je dois continuer de descendre dans la maison si je ne veux pas que le liquide et ses ombres terrifiantes m'atteignent. Je ne sais pas à quel niveau je me trouve, mais ce qui est sûr c’est que je suis très profondément sous terre. Hélas, tel un lapin fuyant un feu dans son terrier, je suis finalement arrivé au dernier étage et n’ai plus nulle part où fuir. Le liquide n’a plus rien du calme miroir aqueux qu’il était, il est maintenant noir, épais et bouillonnant. Je recule et dans mon dos je sentis le mur, ne n’avaient plus aucune issue. Je suis face à cette hostilité inconnue, j’ai le sang glacé et mon cœur bat à tout rompre.

À court d’espoir et plus par réflexe que consciemment je saisis un objet et le lève devant moi. Malgré mes yeux fermés, je peux sentir son éclat. Quand j’ouvre les yeux, je suis ébloui par l’incroyable lumière émanant de l’épée que j’ai entre les mains. Mais une autre source de lumière rayonnait d’ailleurs. Lorsque je baissai les yeux, je vis une armure me recouvrir. Tel un chevalier j’avance vers l’eau dont le niveau continue de progresser, brandissant fièrement mon épée ! Lorsque j’approche celle-ci de l’eau, elle semble s’écarter. Je tente alors de lui donner un grand coup, l’eau s’écarte à nouveau pour cette fois brusquement se refermer sur l’épée et mes deux mains.

Je lâche l’arme et arrache mes mains à ce pétrole, mes mains me brûlent. La douleur est tellement intense. Je me couche sur le sol, car le niveau est de l’eau et maintenant vraiment bas. Je suis face à cette intense noirceur. Probable incarnation du mal. Attendre est tout ce que je peux encore faire. La partie de cache-cache est terminée.
Je ferme de nouveau les yeux espérant en finir rapidement. Je sens l’eau me caresser le ventre. Son poids m’écrase, mon appréhension s’intensifie à m’en donner mal au crâne. J’attends quelques secondes, puis ouvre les yeux et réalise que je suis complètement engloutie dans ce liquide. Je regarde mes mains, elles sont toutes noires, tout mon corps l’est. Curieusement, je ne ressens aucune douleur.

Je suis couché au fond de cet océan de vie. Il y a des poissons partout de toutes les couleurs, des gros des petits, parfois en banc, parfois seul. J'aperçois une baleine au loin, son chant résonne dans l'eau. Je devine une puissante source de lumière en haut qui projette des reflets bleus tant sur le sable au fond de l'eau, que sur les algues et les poissons. C'est alors que je réalise qu'étant sous l'eau je ne peux pas respirer. Je commence à paniquer. Il faut que j'atteigne l'air libre ! Je me lève et d'une puissante poussée contre le sol je m'élance vers la lumière. Mes poumons me brûlent. Je nage vers cette lumière en espérant y trouver de l'air à respirer. À bout de forces je [/font][/color]donne une dernière brassée et sors de l'eau propulsée en l'air par ma vitesse. Je respire enfin ! Le vent sur mon visage mouillé m'indique que je suis à l'extérieur. J'ouvre les yeux, la lumière de ce soleil d'été m'éblouit.

Malgré la chaleur présente, j'avais toujours froid. Des créatures de toutes sortes peuplaient la plage. Des tortues géantes, des crabes, des mouettes, à certains endroits de ce qui semblait être la mer de gros rochers en ressortaient, avec des sirènes dessus, grandes, fine, chacune ayant une nuance de gris différent pour leurs cheveux, des coquillages ou des étoiles de mers recouvrant leurs seins. Elles incarnaient la beauté, elles semblaient heureuses, chantant, se coiffant et s'amusant avec l'eau. Juste derrière moi une forêt luxuriante régnait et de magnifiques chants d'oiseaux en provenaient.
Tout autour de moi était paisible et joyeux, pourtant je n'arrivais pas être heureux, je me sentais vide, comme dénué de tout sentiment. J'essayai de réfléchir où je me trouve, mais aussitôt une douleur lancinante envahit ma tête. Je voulus appeler les sirènes pour leur poser des questions, mais lorsque j’ouvris la bouche aucun son n'en sort sortir.

Je décidai alors, d'aller dans leur direction, peut-être arriverai-je à me faire comprendre. Je mis un pied dans l'eau et celles-ci changèrent de forme. De créatures magnifiques, elles étaient devenu monstres. Elles étaient devenu un seul et même monstre, gigantesque, à plusieurs têtes qui représentaient celles de dragons, des écailles recouvrant le corps entier, quatre pattes, le corps se terminant par une queue recouverte de pointes. Fuyant, je pris la direction de la forêt, les arbres majestueux étaient à présents nus et sombres, les branches semblaient vouloir m'attraper. Je me frayai un chemin tant bien que mal, le monstre toujours à mes trousses. Des serpents étaient sur les branches, des araignées plus grosses que la normale semblaient courir dans le même sens que moi, des ronces me laceraient le visage par moments et des chauves-souris passaient au-dessus de ma tête, ne sachant si elles étaient menaçantes ou si elles fuyaient juste le danger.

Sur le point de sortir de la forêt, le monstre me fît tomber avec sa queue. Me relevant avec difficulté une tête se précipita vers moi et me mordit la main avec laquelle je tentai de me protéger. Dans un dernier effort, je me relevai et traversai un pont de pierre qui menait à un village. Je n'entendais plus le monstre derrière moi. Je me retournai, un vieillard se tenait face à moi. Il regarda autour de lui l'air absent et marmonna quelque chose dans sa barbe à propos d'une tour et d'un passé oublié. Je tentai de l'interpeller mais il ne m'entendit pas. Je décidai de continuer mon chemin en direction du village.


Il n'y avait personne, tout était à l'abandon. L'herbe était inexistante, seule la boue des cailloux composait le sol. Je crus voir un mouvement dans une maison, curieux, je décide d'y rentrer. Le décor donnait l'impression que les gens avaient disparus d'un seul coup, la table mise, le souper encore dans la marmite, moisissait à présent. La poussière et les toiles d’araignée avaient pris possession des lieux. Ressortant je vis le vieux devant la porte, le regard vague. « C'est dans la tour » sont les mots qu'il dit. Effectivement une tour dépassait le toit des maisons. L'homme avait de nouveau disparu. Je pris la direction de cette tour. C'est étrange, c'est comme si j'avais été guidé pour venir jusqu'ici. Je recommençai à avoir la migraine.


Deux portes en bois massif faisaient office d'entrée, un heurtoir sur chacune d'elles. Elles étaient recouvertes d'inscriptions étranges, que je ne parvenais pas à déchiffrer. J’attrapai l’un des heurtoirs pour frapper à la porte. Pas de réponse.
Je poussai alors la porte. Elle mit quelques secondes avant de s'ouvrir. Une gemme totalement noire flottait au milieu de la pièce. Àson contact je sentis que la pierre était froide. Le vieillard apparut à côté moi et ricana.
Avant de comprendre ce qui se passait la pierre se transforma en une jeune femme magnifique. Une chevelure blonde qui lui descendait jusqu’aux fesses, des yeux bleus, la taille fine et une robe d’un vert émeraude.
À la vue du vieillard me cria dessus : « qu'as-tu fait malheureux ! Tu as ramené ce monstre dans le village ! »
Le vieil homme commençait à se déformer, d’autres têtes étaient en train d'apparaître. La jeune femme ne me laissa pas le temps de regarder la suite, elle m’attrapa par la manche pour m’entraîner dans un escalier au fond de la pièce. Elle m’expliqua que le vieillard était le mage de la forêt. Il voulait la gemme qui protégeait les villageois et qu’elle en était la gardienne en tant que Princesse. La gemme préservait les couleurs de ce monde ainsi que la joie et le bonheur. Malheureusement en essayant de protéger la pierre, elle fut touchée par un sort devenant moitié gemme, moitié princesse. Pour éviter que le mage ne trouve pas la gemme la princesse avait fait en sorte que la pierre entre dans un état de veille, ne préservant plus les couleurs, ni la joie ou le bonheur pour ainsi créer une protection autour du village.

Seul un jeune homme au coeur pur pouvait trouver l’emplacement du village et sortir la gemme de sa stase. Sauf que j’avais réussi à guider le monstre à travers la forêt jusqu’au village qui était de nouveau en danger.
Je lui demandai si elle savait comment se débarrasser du mage, mais elle me répondit que s’ils avaient su à l’époque, elle aurait agi depuis longtemps.
Nous arrivâmes en haut de la tour totalement essoufflés. Ça devait être la bibliothèque vu le nombre de livres entreposés. La princesse me dit de l’aider à barricader la porte avec les meubles. Elle m’expliquait qu’une histoire concernait le mage parmi ces livres, ainsi que la façon de le neutraliser.

Le temps pressait, je feuilletai les livres les uns après les autres, on pouvait entendre le monstre rugir et se rapprocher. La princesse soupira et dit : “Je ne peux le laisser s’emparer du pouvoir de la gemme, j'espère que tu réussiras la prochaine fois, sinon tu devras recommencer. C’est la seule chose que je peux faire...”
Elle ferma les yeux et prononça dans une langue étrangère des mots que je ne compris pas. Le mage devait être arrivé derrière la porte car il hurla : “Noooooon ! Pas encore !”

Je m’éveille, allongé sur un lit, un étrange miroir qui semble s’étendre sur tout le plafond, me fait face.
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MessageSujet: Re: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Mar 7 Jan - 0:58

Rencontre fortuite à l’aéroport


Je regardais encore une fois l'heure sur mon billet pour la direction de provins, 14 h 30. À ma montre, il était 13 h 42. Ça faisait déjà un moment que j'attendais.
J'avais gagné un concours sur le moyen âge, grand fan depuis toujours de cette époque je n'ai pas pu m'empêcher d'y participer et gagner. Deux semaines plus tard, je reçus un courrier me disant que j'avais obtenu un billet d'avion et un séjour pour la fête médiévale à provin.
Trop impatient je n'ai pas pu m'empêcher de partir en avance pour prendre mon avion à l'aéroport de Montpellier. Je m'assis sur un banc pour patienter, je sortis mon livre du seigneur des anneaux et commençai à le relire pour la énième fois.

J'étais tellement plongé dans ma lecture que je ne me rendis pas compte de l'heure, lorsque j'entendis l'annonce pour mon vol. J'allais le rater ! Je rangeais rapidement mon livre dans mon sac, que je jetais sur mon épaule et me mis à courir en direction de la zone d'embarquement.
J'essayais de me frayer un chemin à travers les gens qui étaient présents dans l'aéroport, certains restaient en plein milieu du passage, d'autres ne regardaient pas où ils allaient et me percutaient. Quand j'arrivais finalement à la porte d'embarquement, il n'y avait plus personne à part un vigile qui surveillait. Je tentais de lui expliquer que je devais monter, car c'était mon vol, mais en vain. Je décidais alors de passer quand même, quand celui-ci m'attrapa par le col puis me plaqua au sol. Je fis un tour dans le poste de surveillance expliquant que je ne voulais pas rater mon avion, hélas maintenant il était trop tard. Ils me suggérèrent alors de racheter un billet. Je sortis du bureau énervé.
Je me dirigeais alors en direction du guichet, il y avait malheureusement beaucoup de queue.

Soupirant, j'ouvris mon sac pour regarder si j'avais assez d'argent dans mon portefeuille. Pendant que je comptais mes billets, j'entendis un grand cri suivi d'un fracas métallique derrière moi. Je me retournais et vis un attroupement de personnes, ma curiosité me disait d'aller voir ce qui se passait, mais je n'avais pas envie de refaire la queue pendant 3 heures. Finalement la curiosité devenant trop forte je quittais la queue pour aller voir en direction de la foule. J'essayais de me frayer un chemin tant bien que mal parmi toutes les personnes qui s'étaient attroupées, quelqu'un finit par me bousculer et j'atterris au sol.

Lorsque je relevais la tête, je vis un homme revêtu d'une armure, casque à la main et épée dans son fourreau. Il devait sûrement faire partie de l'organisation, je poussais les dernières personnes qui étaient réunies autour de lui, pour lui demander s'il s'était aperçu que j'avais raté l'avion et s'il me cherchait. Les gens qui entendirent ce que je disais parurent déçus et commencèrent à se disperser.
Je lui serrai vigoureusement la main et lui demandai :
- « Qu'allons-nous faire alors ? Vous m'achetez un deuxième billet. Est-ce que nous n'allons pas arriver trop tard pour le début des festivités ? »

Il me regardait bizarrement, comme si j'étais fou.
Ne me laissant pas décontenancer, je le bombardais de plus belle avec tout un tas de questions, ce à quoi il me répondit :
- « Tudieu ! Cesse donc de Fatrouiller. Dis-moi plutôt ou je puis trouver votre sorcier j'ai affaire avec lui. »
- « Ah, ça aussi ça fait partie de votre personnage ? En plus, vous avez tout à fait le vocabulaire adapté, souvent les gens se trompent dans les mots ou alors n'utilisent tout simplement pas les expressions moyenâgeuses, même votre tenue et... l'odeur aussi est plus que réaliste ! »

Il n'avait pas vraiment l'air de m'écouter et regardait partout autour de lui. Lorsqu'il vit les pistes de décollage, il se précipita sur l'une des vitres.
Il avait l'air plus totalement déconcerté, l'ayant rejoint il me regarda et dit :
- « Comment avez-vous fait pour asservir ces dragons de métal ? »
Je commençais à me poser des questions, ses réactions ne ressemblaient pas à ceux des comédiens, même s'ils étaient très bons.
- « D'où venez-vous, monsieur ... ? »
Il me coupa et me dit :
- « Pour toi, c'est Sir Lautrec, jouvenceau. Je t'ai dit que j'étais venu quérir votre sorcier. »
- « Mais pour quelle raison avez-vous besoin d'un sorcier ? »
- « Cela ne te concerne point. »
- « Désolé pour vous, mais ici il n'y a pas de sorcier et... je pense que je suis la seule personne capable de vous aider, sauf si vous voulez finir au fond d'un cachot pour folie. »

Il semblait contrarié, il s'assit sur l'un des bancs à proximité puis croisa les bras d'un air pensif. Je m'assis à côté de lui et lui donna mon sandwich que je réservais pour le vol.
Il le regarda d'une drôle de façon et finalement décida de le prendre et de le manger.
Il commença alors son récit.

Il m'expliqua que depuis quelque temps leur château était régulièrement attaqué par un dragon. Ils avaient essayé beaucoup de choses pour en venir à bout, mais sans succès. Ils avaient même essayé de le traquer jusqu'à son nid, supposant qu'il n'avait fait qu'une bouchée des pauvres soldats qui étaient partis le trouver. Car ils n'étaient jamais revenus. Le roi a finalement décidé de faire appel à un mage pour trouver une solution dans le futur. Le mage dit alors au roi qu'il ne pouvait envoyer qu'une seule personne. Il décida alors de faire concourir ses meilleurs chevaliers à la joute pour savoir qui irait faire ce voyage. Lautrec donc censé venir dans le futur pour savoir s'il existait une solution, lorsqu'il a vu nos avions qu'il qualifiait de dragons de métal.

Je lui expliquai que ce qu'il avait vu n'était pas des dragons, mais des avions et qu'à notre époque les monstres n'existent plus. Je lui racontais que ces avions ont été construits par les hommes et que nous avions appris à maîtriser les différentes ressources et énergies de la planète pour créer des outils et des machines.

Soudain, il écarquilla grand les yeux et me dit :
- « Mais... S'il n'y a pas de sorcier, je m'en retourner d’où je viens ! »
Je ne savais pas quoi lui répondre, car il était vrai que la magie n'existait pas à notre époque. Il n'avait donc aucun moyen de rentrer chez lui.
Puis j'eus soudain une illumination :
- « Mais si la technique a remplacé les monstres, elle a peut-être remplacé la magie aussi ! Nos avions sont vos dragons ! Donc nos scientifiques doivent être vos mages ! »

Il me regarda avec un air d'incompréhension sur le visage.
Je m'expliquai :
- « Oui, on entend souvent parler dans les films... euh les histoires de machines à remonter le temps ! Peut-être que si on trouve les personnes qui travaillent dessus ils trouveront un moyen de vous renvoyer chez vous ! »
- « C'est miraculeux ! Mais cette quête me paraît fort ardue, non ? »
Je restais pensif un instant, en effet je ne pense pas qu'une machine à voyager dans le temps existe et même si on en trouvait une, rien ne dit qu'on pourrait l'utiliser.
- « En effet ça me paraît compliqué, vous souvenez-vous de ce qu'avait utilisé le mage pour vous envoyer dans le futur ? »

Après quelques secondes de réflexion, il me répondit :
- « Je me souviens qu'il m'a fait boire une mixture fort peu ragoutante et qu'il a poussé un juron en regardant son grimoire. »
- « Hum peut-être sa potion était elle incomplète. Dans ce cas, on peut espérer qu'il envoie quelqu'un ou quelque chose pour corriger son erreur non ? »
- « Possiblement, mais les chances sont infimes. »

Je ne pouvais qu'acquiescer, les chances pour que le mage trouve l'époque et le lieu où ce pauvre chevalier a atterri sont ridiculement petites.
- « Vous souvenez-vous du contenu de la potion ? Nous pourrions peut-être la reproduire. »
- « Hélas, je n'étais point avec lui lors de sa création, je ne peux donc pas vous renseigner de ses ingrédients. »
- « Bon, il nous reste plus que trois possibilités, partir en quête d'une machine à voyager dans le temps, trouver une personne qui connaîtrait la sorcellerie de cette époque ou tout simplement attendre, en espérant que le mage vienne vous chercher. »

Après cette déclaration, le chevalier et moi regardions les avions décoller, pensif, espérant un miracle.
Au bout de plusieurs minutes, le chevalier se tourna vers moi.
- « Je me sens défaillir, je crois que votre ripaille n'était pas très bonne. »

Comprenant que le sandwich ne devait pas très bien passer, je me levais en attrapant son bras et nous partîmes en direction des toilettes. Je me rendis compte que son armure devenait anormalement chaude. Je me retournais et vis son visage en train de fondre littéralement. Je m'écartais brusquement au moment où son corps entier commençait à fondre et former une flaque sur le sol. Étrangement, les gens aux alentours ne semblaient pas y prêter attention. Finalement, la flaque finit par disparaître entièrement. Je me retrouvais seul au milieu de l'aéroport à me demander si tout ce que je venais de vivre n'était pas qu'un rêve.
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MessageSujet: Re: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Mar 7 Jan - 1:01

Découvertes



Je regardai encore une fois l'adresse et insère la clef dans la serrure. J'entrai dans l'immense manoir, la lumière avait du mal à filtrer à travers les fenêtres crasseuses et la poussière semblait maître des lieux.

Ce matin je fus réveillé par un appel inconnu pour me dire que mon père voulait me remettre une lettre, ce à quoi je répondis que c'était impossible car il avait disparu depuis 2 mois et les recherches ne donnaient rien. Je n'eus pas d'autres informations qu'un rendez-vous au "guet-apens" dans le centre-ville à 18 h.


Je finis par trouver le lieu, il s'agissait d'un bar, je me demandais sur le moment si je ne m'étais pas trompé d'endroit. À ma montre il était 18h05, personne en vue, je décidai donc de rentrer à l'intérieur. L'endroit était sombre, l'air irrespirable à cause de la fumée ambiante. Cependant, l'atmosphère était festive, les personnes présentes dans le bar ne faisaient pas attention à ce qui se passait autour d'elles. Je me dirigeai vers le comptoir interpellant le barman.
"Excusez-moi j'avais rendez-vous à 18h avec..."
Il ne me laissa pas le temps de terminer ma phrase qu'il passa de mon côté et me fit signe de la suivre. Nous nous dirigeâmes vers le fond de la pièce où il y avait une porte avec une pancarte "entrée du personnel". Nous passâmes la cuisine, au fond il y avait une autre porte.
"il vous attend à l'intérieur", et sur ces mots il tourna les talons et repartit.


J'entrai alors dans la pièce, il n'y avait qu'une table avec des fauteuils autour, les murs étaient gris et il n'y avait aucune fenêtre, seule une lampe était présente sur la table. Une personne assise me faisait face. Elle me fit signe de m'asseoir.
"Tenez votre père m'a demandé de vous donner ceci à cette date précise".
C'était une enveloppe fermée du sceau de sa bague.
Je n'y comprenais rien, mon père avait disparu depuis 2 mois, et les enquêtes ne donnaient rien. Avait-il déjà tout prévu à l'avance ?
"Mais comment... " à peine je commençai ma phrase qu'il me coupa et me dit d'ouvrir l'enveloppe. Elle contenait une lettre : "Je lègue tout à mon fils Arthur", et une clef sur laquelle un bout de papier était scotché.
Il me dit alors : "si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas à me contacter à ce numéro", il me donna sa carte de visite et me salua avant de partir.

Voilà comment je me retrouvai ici, obligé de faire un état des lieux, je parcourais rapidement toute l'immensité de la bâtisse lorsqu'une double porte en bois massif attira mon attention.
Curieux je décidai d'entrer, c'était une bibliothèque géante, comme on en voit dans les contes. Au centre il y avait un globe immense. Je fis le tour et m'aperçus qu'un faisceau rouge sortait d'une île, en plein milieu de l'océan Indien. Ce faisceau pointait un livre. "La terre du milieu" était son titre. En soulevant la couverture je découvris un faux fond avec à l'intérieur une boussole, sauf que celle-ci peu importe l'orientation dans laquelle on la pointait elle n'indiquait qu'une seule et même direction. Une feuille tomba du livre, il y avait l'image d'une coupe et écrit à côté "Graal".
Ceci n'avait aucun sens... Le Graal n'était qu'une chimère et la localisation sur le globe totalement illogique. Lorsque je me retournai pour sortir de la pièce je vis une immense vitrine à côté de la porte. Il y avait divers objets entreposés. M'approchant pour voir de quoi il s'agissait je n'en crus pas mes yeux. Une épée dont le nom était Excalibur, un crâne de cristal, la copie d'un testament, un orbe en or et divers autres objets appartenant aux contes et religions.

Je mis la main dans ma poche pour attraper mon téléphone et la carte de visite. "Alexandre Jones", Archéologue. Ceci expliquait certaines choses, je composais le numéro.
Au bout de la deuxième sonnerie il décrocha : "Vous êtes prêt ."
"Je voudrais des explications, tout ça ne peut être vrai, c'est une farce !"
"Vous aurez toutes les explications que vous désirez soyez prêt dans 2 h", et il raccrocha.
Fouillant dans le manoir, je pris soin de préparer tout ce dont j'avais besoin avant mon départ dans un grand sac à dos.
Ponctuel, Alexandre sonna 2h plus tard à la porte, nous montâmes à l'arrière de sa voiture.
"Charles conduit nous au hangar" dit-il en s'adressant à son chauffeur, qui acquiesça.

Sur le chemin il m'expliqua que mon père était un archéologue célèbre, mais qu'il n'avait jamais voulu se montrer aux médias ni utiliser son vrai nom. Il avait réussi à mettre la main sur des reliques inestimables, la seule chose qu'il craignait c'était qu'on puisse s'en prendre à sa famille. Il y a 2 mois, en faisant des recherches il avait découvert une île perdue dans l'océan Indien sur laquelle serait le Graal qui était tant convié par les chevaliers de la table ronde. Malheureusement tout contact a été coupé il y a 1 semaine, si cela devait se produire il fallait que ce soit moi qui parte à sa recherche, car j'étais la seule personne en qui il avait confiance s'il devait arriver quelque chose.

Je commençai à me demander si j'avais bien fait de venir, après tout je n'étais qu'un étudiant en fac. Je l'avais suivi sans réfléchir, pouvais-je encore faire demi-tour ? Si c'était le cas qu'arriverait-il à mon père ? Alexandre irait-il le chercher lui-même ?
Pendant que je réfléchissais à toutes ces questions je ne vis pas que nous étions arrivés.
Charles me coupa dans mes réflexions : "Monsieur . Nous sommes arrivés, le jet vous attend".
L'endroit en question était un gigantesque hangar où divers avions de petites tailles étaient stockés. Un jet attendait sur la piste.
Sortant de la voiture j'emboîtai le pas au chauffeur.
Dans le jet, Alexandre était en grande conversation avec le pilote sur la destination à prendre.
Finalement il réussir à trouver un terrain d'entente, et le pilote nous dit de nous attacher pendant le décollage.
Je bavardai avec Alexandre pendant un bon moment avant de finir par m'endormir.


À mon réveil je me trouvai allongé sur du sable au bord d'une plage. Le soleil était déjà bien avancé, à ma montre il était 17h30. Autour de moi il n'y avait rien à part un gros sac, fouillant dedans, je vis qu'il y avait une gourde, de la nourriture et diverses choses pour survivre en milieu hostile. Il y avait derrière moi une forêt qui semblait s'étendre sur tout le long de la plage.
Je fouillai rapidement mes poches, pas de téléphone, mais la boussole avec une feuille : "J'espère que tu trouveras vite ton père, cordialement Alexandre".

Soupirant il ne me restait plus qu'une chose à faire. Je pris le sac sur mon dos et parti dans la direction que m'indiquait la boussole.

Je marchai depuis un moment, car le soleil commençait à se coucher, à ma montre il était 20 h. Je décidai alors de faire un feu de camp. Ramassant des branches et des brindilles je pris un morceau de viande séchée, puis me mis dans le sac de couchage. Je ne mis pas longtemps avant de m'endormir.

Je fus réveillé par les chants d'oiseaux, regardant ma montre je vis qu'il était 8 h, le feu était mort depuis un moment. Rangeant mes affaires je me remis en route.
Au bout d'un moment la boussole se mit d'un coup à indiquer derrière moi.
Je me retournai mais évidemment rien n'avait changé. En m'avançant je remarquai que l'aiguille indiquait de nouveau dans mon dos.
J'en déduisis que la destination devait donc se trouver au-dessus ou au-dessous de moi.
Je levai la tête sans grand espoir, a par les arbres il n'y avait rien aux alentours.
Je me mis donc à chercher l'entrée d'une grotte ou une trappe dans le sol.
Au bout d'une heure de vaine recherche je me laissai tomber sur le sol qui s'effondra sous moi. J'avais trouvé mon entrée.

Je me trouvais dans un tunnel avec pour seule issue, l'endroit d'où j'étais tombé. Regardant le sol, je vis qu'il y avait des traces de pas. Ce qui voulait dire que je n'étais pas tout seul. Je remis en route. Plus j'avançais et plus je pouvais discerner les murs qui changeaient. Ils devenaient plus lisses, avec des torches de plus en plus fréquentes.
Je finis par déboucher dans une immense carrière. Il y avait des maisons taillées dans la pierre et des hommes à la peau mate, vêtus de pagne avec diverses armes.
Ne sachant s'ils étaient hostiles ou non je préférais rester discret. Je regardais à nouveau la boussole mais celle-ci semblait ne plus vouloir indiquer une direction, l'aiguille s'affolait dans tous les sens.

Réfléchissant à ce que j'allais faire, je sentis une vive douleur derrière la tête avant de perdre connaissance.

"Arthur ! Arthur !" Une voix familière m'appelait.
Comme je ne réagissais pas je sentis qu'ont me secouais vigoureusement. J'ouvris les yeux et vis mon père qui avait disparu depuis plus de 2 mois.
Il s'excusait de l'accueil que j'avais reçu, les gens d'ici n'étant pas habitué à voir des étrangers.
Retrouvant mes esprits, je lui hurlais dessus en lui demandant pourquoi il m'avait caché tout ça, que j'avais vu des choses qui ne pouvaient pas être vraies, des gens bizarres et pourquoi il avait disparu.


Il se mit à rire et m'expliqua que depuis plusieurs mois, son nouvel objectif était de découvrir ou était le Graal. Ses recherches l'avaient mené un peu partout dans le monde avant de découvrir cette île. Il y avait un écrit qui faisait mention de cet endroit en disant que seul ce lieu pur et dénué de convoitise pouvait garder le Graal en lieu sûr.
Le peuple en question vivait simplement, de la chasse et des récoltes loin de toutes importées du monde actuel.

"Donc tu as trouvé le Graal, on peut rentrer maintenant ?" lui dis-je.
"Malheureusement non, je n'ai plus aucun moyen de communication ni de transport pour quitter cette île, as-tu toujours ton téléphone ?"

Je lui expliquais les conditions dans lesquels j'étais arrivé.
Il soupira et m'expliqua qu'en réalité Alexandre Jones était son plus grand rival et qu'il avait toujours voulu se débarrasser de lui. Ce lieu était l'endroit idéal pour ne laisser aucune trace, loin de tout et la seule chose qui pouvait poser problème c'était moi son fils, seul héritier donc à qui revenaient de droit toutes les découvertes jusqu'à maintenant.

Nous étions donc condamnés à vivre sur cette île perdue dans l'océan Indien.
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MessageSujet: Re: Les projets de français ! Qui a dit que ce n'était pas intéressant ?   Mar 7 Jan - 1:09

Réalité ou virtualité ?


Réalité ou virtualité ?

*Bip – Bip – Bip *
L'alarme du réveil se mit à sonner, il affichait 7h. Tout en l'éteignant je vis la date, c'était aujourd'hui que Gameloft venait présenter leur nouvelle création à Epitech !
Ça faisait un mois que j'attendais ce moment, plus précisément depuis le mail envoyé à toute l'école, et je faisais partie des 155 chanceux à avoir pu s'inscrire.
Dévalant les escaliers à toute vitesse, je lançais un bonjour général à ma famille qui était dans la salle à manger. Mes parents étonnés de me voir aussi réactif ce matin me demandèrent si j'étais malade.
Attrapant un pain au lait sur la table j’eus juste le temps de dire « Gameloft » avant de l'enfourner dans ma bouche et filer en direction de la douche.
Au moment où je fermais la porte de la salle de bain ma mère cria «il n'y a plus d'eau chaude, ton frère a encore mis 1h ce matin sous la douche ».
Malgré ça, (et Dieu seul sait que je ne supporte pas l'eau froide) je lançais mon pyjama en vrac avant de sauter dans la baignoire. L'eau froide me fit frissonner, mais n'entama en rien ma bonne humeur.

Dix minutes après j'étais sec et habillé.
Je pris mon sac et le mis sur mon épaule droite en disant « à ce soir » avant de sortir.
Comme chaque matin je pris la direction de l'arrêt de bus sachant pertinemment que celui-ci serait en retard. Bien évidemment le périphérique qui passait à côté de la maison était bouché, il fallait donc prendre son mal en patience. Le bus devait arriver à 7h30, je regardais ma montre et vis qu'il était 7h15.
Vingt minutes plus tard William arriva en courant tout essoufflé et dit « bus... retard... ? »
« À ton avis ? Tu connais la ligne 32, tu sais bien qu'il n'est jamais à l'heure ! Il devait passer à 30, et il est déjà 35. »
Il reprit un peu son souffle et commença à me parler des dernières idées qu'il avait eues cette nuit pour son jeu. Depuis tout petit son rêve était de créer des jeux vidéo.
Dans celui-là il s'agissait de mettre en scène des rôlistes et un maître de jeu, avec différents scénarios, d'ailleurs le dernier en date concernait un univers similaire à celui de Tolkien.

Quand le bus arriva enfin il était 7h55. Exaspéré je demandais au chauffeur pourquoi il avait mis autant de temps, celui-ci me répondit qu'il y avait eu les éboueurs et qu'il n'avait pu les dépasser à cause des rues trop étroites. Je validais ma carte et m'installa sur les sièges les plus proches en compagnie de William.
En temps normal, sans les embouteillages on avait 10 minutes de bus et 1h de métro, mais là c'était une autre histoire... normalement la conférence sur Gameloft était censée débuter à 9h30, je commençais à me demander si nous allions arriver à l'heure. Will semblait stressé il regardait sa montre toutes les deux secondes et pestait contre les voitures qui bouchaient la nationale.
Nous vîmes enfin la gare au bout de la rue, mais les conducteurs étaient tellement impatients qu'ils grillaient les feux et à cause de cela, le carrefour était complètement bloqué, seules les motos arrivaient à passer.
Nous nous précipitâmes au niveau du chauffeur de bus en lui demandant de descendre ici. Celui-ci hésita, puis regardant le carrefour nous dit : « normalement je n'ai pas le droit de faire ça, mais je vais faire une exception, faites attention ! » Ont acquiesça de la tête et il nous ouvrit.

Nous courûmes à travers le carrefour passant entre les voitures et le bruit assourdissant de leurs klaxons.
Arrivant enfin sur le quai, le métro se mit à sonner, nous fîmes un dernier effort pour courir et rentrer dedans.
Complètement épuisé, nous nous avachîmes sur les banquettes au niveau des portes.
Le reste du trajet se passa sans encombre, malheureusement quand nous arrivions à Epitech il était 9h45, la conférence devait déjà avoir commencé...
Nous traversions rapidement le hall pour rejoindre l’amphithéâtre.
Arrivés devant la porte, nous prîmes une grande inspiration avant d'entrer.
Effectivement la conférence avait commencé et à notre entrée un grand silence se fît. La personne
qui était debout un micro à la main sur l'estrade annonça : « ce sera eux nos testeurs ! » en nous pointant du doigt.
La seule chose que William sut répondre fut : « On ne vous a jamais dit que c'était mal poli de pointer les gens du doigt ? »
Ce qui eut pour effet de faire rire l'assemblée. Je l'attrapais par la manche pour le tirer vers les places les plus proches en lui chuchotant : « tu aurais pu t'abstenir », en réponse j’eus droit à un haussement d'épaules.
Il leva alors la main en demandant : « c'est quoi votre truc de testeur ? »
La personne qui était sur l'estrade lui répondit : Si je suis ici aujourd'hui c'est pour vous présenter notre dernière création et la faire tester par deux étudiants avant son lancement européen. D'ailleurs vous êtes arrivé pile au moment ou je devais justement désigner ces personnes. Il faudrait que vous restiez après la conférence, je vous expliquerais tout à ce moment là.
Et il reprit les explications sur le jeu et diverses choses le concernant.
La conférence terminée, les étudiants se levèrent et sortirent.

Nous nous dirigions alors vers la personne de Gameloft, celui ci nous emmena dans la salle à coté.
Je m'attendais à voir des téléphones sur lesquels nous pourrions tester leur nouveauté. À la place il y avait un écran plat relié à un casque et un clavier posé sur une table avec une chaise. D'ailleurs le casque avait l'air en piteux état, car du gros scotch noir semblait tenir différents morceaux.
La personne de Gameloft du voir nos regards surpris et suspicieux, car il toussa légèrement et dit : « Oui comme vous pouvez le voir le matériel n'est pas tout à fait au point. Mais le jeu est terminé ! Disons que nous voulons nous lancer sur de nouvelles plateformes.
Il faut une personne au clavier et une qui met le casque.
Le jeu est simple celui qui est au clavier doit faire en sorte que la personne qui a mis le casque réussisse la mission qu'il aura décidé de faire. Il y a des possibilités infinies, enfin vous verrez bien par vous même je préfère ne pas vous en dire plus.
Faites juste attention en mettant le casque de ne pas trop l’abîmer, vous avez également un bouton sur l’arrière pour l'activer. Vous pouvez maintenant prendre place.
« Je prends le clavier ! » Je n’eus même pas le temps d'ouvrir la bouche que William s'installa derrière le clavier tout sourire.
Je mis le casque sur ma tête, au moment d'appuyer sur le bouton, je reçu comme un grand coup dans le dos puis ce fut le noir.

Quand j'ouvris mes yeux, le décor avait changé et William n'était pas avec moi.
J'étais dans un espace clos, la seule sortie était une trappe qui se situait au dessus de ma tête, mais il n'y avait pas d'échelle, donc aucun moyen de l'atteindre.
Je tentais alors d'appeler, en espérant qu'une personne se trouvait à proximité.
« Héo ? Il y a quelqu'un ? »
Pas de réponse.
Je m'assis par terre me demandant comment j'allais faire. À peine avais-je commencé à y réfléchir que j'entendis ce qui semblait être la voix de William en train de rigoler.
Celui-ci s’arrêta puis déclara : « Alors Bob, qu'est-ce qui t'arrives tu as l'air d'être dans une impasse ! » (ce qui était le cas de le dire)
Je lui répondit  : « C'est bon arrête de faire ton malin ! T'es où ? Je ne te vois pas.
- Ça ne sert à rien de me chercher à aucun moment tu ne me verras, il y a eu un problème avec le casque, du coup tu te retrouves dans le jeu et moi je suis au commande, tel un maître du jeu faisant mumuse avec ses joueurs. Ah ! C'est si merveilleux ! Tu n'imagines même pas toutes les possibilités que j'ai ici !
- Heu... Will, tu me fais peur... » Celui-ci avait l'air d'avoir une idée derrière la tête. C'était dans ces moments là qu'il fallait se méfier de ce qu'il pouvait faire.
« Mais il n'y a pas de raison voyons ! Allé comme je suis sympa plutôt que de t'imposer un truc faisons un pari !
- Un pari ? De quel genre ?
- C'est simple, je t'avais parlé de ma dernière idée de jeu ? Et bien je vais implémenter des dés, et à chaque décisions/actions importantes que tu auras à faire, tu seras soumis aux résultats de ceux-ci ! »
Ayant déjà fait du jeu de rôle par le passé je trouvais ce pari assez sympa, « Très bien, j'accepte ! »
Celui ci en fut ravi et des dés d'un vert émeraude apparurent devant mes pieds.
« Pour commencer prends les dés et fait moi un lancé, si tu réussi tu sortiras de la pièce sinon tu auras une surprise ! » Et il recommença à ricaner.
Je pris les dés et les lança... 5 !
« Hmm, bon tu t'en tire pas trop mal pour commencer. » Une corde tomba du haut de la trappe. Je la pris et commença à grimper. Arrivé en haut je vis un couloir à ma droite, et un cul de sac à ma gauche, le choix était vite fait. Arrivé au bout du couloir se trouvaient deux portes.
« Je suppose que je dois lancer les dés ?
- Tu supposes bien !
Je pris donc les dés qui étaient dans ma poche droite, puis les lança par terre. 2.
- Prends la porte de gauche !

Lorsque j’entrai dans la pièce, je vis que face à moi se tenait une personne vêtu d'un grand manteau noir et d'une capuche recouvrant sa tête. Ne m'inspirant guère confiance, je décidais de faire demi-tour et d'aller dans l'autre pièce. Au moment d'ouvrir la porte droite, je sentis mon bras droit me brûler. Lorsque je remontais ma manche je vis une cicatrice en forme d'étoile, comme si ça avait été fait au fer rouge.
- On ne doit pas tricher ! Du coup je t'ai fait une petite punition, je pense que pour les fois prochaines tu t'en souviendra. Et il se remit à ricaner.
Je retournais à contre cœur dans la pièce de gauche.
De nouveau face au personnage, William me demanda :
- Que veux tu faire ?
- Heu... Partir loin d'ici ? C'est quoi ce qui est en face ?
- À toi de le découvrir. Et tu ne peux aller ailleurs.
Je m'approchais alors de la personne étrange.
- Attends ! Lances tes dés avant ! Ça déterminera la créature que tu auras en face de toi.
Soupirant je lançais de nouveau les dés... 4.
- Hmm intéressant ! Il s'agit d'un Nazgul Relance les dés pour savoir si tu pourras esquiver !
Je ramassais de nouveau les dés pour les lancer... 4.
Le Nazgul courut dans ma direction sortant une épée de sous sa cape. Je sautais instinctivement sur le côté.
- Relance ton dé !
Malheureusement je ne l'avais pas ramassé, je me mis à courir dans sa direction puis me laissant tomber et glisser sur le sol, pour l'attraper au passage. Faisant un roulé boulé dans le sens opposé de la créature.
- Sympa le combo, enfin heureusement que tu avais fait un 4 !
J’eus un rire nerveux, je préférerais ne pas imaginer ce qui aurait pu se passer.
Je relança le dé... 5
- Tss, tu fais de trop bon jet, si ça continue je vais te mettre des malus.
J’eus tout juste le temps d’entendre le vent siffler près de mes oreilles et d'esquiver le coup d'épée qui m'aurait sûrement bien amoché le bras.
- Est ce que je peux utiliser une arme ou quelque chose ?
- Tu as bien tes bras et tes jambes, voir même ta tête mais à tes risques et périls. Pour la peine relance moi ton dé.
Je regardais ou j'avais bien pu laisser mon dé. Celui-ci se trouvait devant le Nazgul. Je tentais de nouveau une glissade au sol.
- Tu ne peux pas tenter une action si tu n'as pas lancé le dé ! Tu devrais pourtant le savoir.
Je me retrouvais alors au pied de la créature, celle-ci abattit son épée sur ma tête.
Je voulu esquiver mais malheureusement, sans le dé je ne pouvais rien faire. Je fermais les yeux, me préparant à recevoir le coup fatal.

« Bob, Bob ! Réveille toi ! » C'était William qui me secouait vigoureusement le bras.
« C'est... » Je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit que je reçu une grande claque sur la joue gauche.
« Bon sang ! J'étais réveillé ! Recommence pas ça !
- Oups désolé, comme tu ne réagissais pas beaucoup, je me suis dit qu'une claque te réveillerais, ça marche tout le temps dans les films !
- Ouais enfin là on est pas dans un film. Sinon qu'est ce qui s'est passé ?
La personne de Gameloft s'approcha de moi l'air embarrassé, « vous avez mis le casque et malheureusement vous avez reçu une décharge qui vous a assommé... »
- Du coup tout ce que j'ai fait dans le jeu... ? 
- Et bien, vous n'avez pas joué. On attendait que l’infirmière arrive avant de vous toucher. Votre ami par contre a testé le jeu.
- Ouais même qu'il était carrément trop bien ! J'ai même réussi à implémenter un personnage pour te remplacer, il était tellement bien fait qu'il te ressemblait comme deux gouttes d'eau ! »
Il commença à me narrer le parcours qu'il avait fait pendant le jeu, ce qui me semblait plus qu'étrange car c'est ce que j'avais vécu lorsque j'étais « assommé ».

La personne de Gameloft s'excusa encore et nous donna un bon pour avoir le jeu gratuitement lors de sa sortie, qui serait finalement sur téléphone.
En sortant de la pièce je dis à William de m'attendre dans le hall, que je le rejoignais juste après. Celui-ci me regarda l'air soucieux, mais, comme je ne montrais aucune réaction, il prit alors la direction du hall.
Une fois parti, je soulevais la manche de mon pull, une cicatrice en forme d'étoile y était présente.
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